Lyon - Saint - Étienne 2011- 2012

Sont résumés sur cette page l’ensemble des deux ateliers de création vocale.
Concernant la technique vocale, respiratoire, l’essentiel des exercices ont déjà été notés et expliqués sur les autres résumés des années précédentes.

18 septembre 2011. 10h – 17h – 8 octobre 2011. 13h30 – 17h 30.

Mise en route :

Premiers éléments pour la pose de voix : faire la différence entre attaque du son -pose de voix – et résonance de la voix.

Jouer avec les sons bouche fermée : ouvrir la bouche sans changer la nature du son, le son est alors compressé. Il est possible de sentir la place des vibrations dans la bouche.
Imaginer que l’appui vocal commence à partir des molaires du fond de la mâchoire supérieure, on peut engager les vibrations à une place précise comme les dents de la mâchoire supérieure. Aucune sensation d’appui sur la gorge ne doit être ressentie.

Préparation vocale

Inspirer : – position de la bouche en position d‘émission de la voyelle “O”, lèvres comme si elles entourent une paille. – aspirer un peu d’air en sentant son flux entre les lèvres et les dents, sans aucune pression sur le cou et les cordes vocales. – sentir l’air emplir le bas du corps.

Expirer : – sonoriser sur “O”, la vibration se ressent sur les lèvres. – rien ne doit forcer sur la gorge, puisque tout l’investissement du geste s’appuie sur les lèvres.
Ce travail libère et allège les appuis phonatoires.
Repérer les vibrations de la voix dans le haut du crâne en plaçant la main sur la tête.

Écouter-Entendre.

« Les sons harmoniques sont présents dans la voix naturelle.
Dès que l’on parle ou que l’on chante, nous les produisons, mais en général nous n’en sommes pas conscients, car le débit vocal est trop rapide pour que nous ayons le temps d’entendre précisément tout le contenu des sons que nous émettons.
La première phase du travail consiste donc à affiner l’écoute, de manière à pouvoir peu à peu découvrir toute la richesse du contenu d’un son, et donc, à entendre plus précisément ces harmoniques.
Il s’agit de passer d’une écoute globale (un son = une seule information, une note = une hauteur précise et unique) à une écoute à la fois plus large, plus ouverte et plus fine qui permette d’entendre chaque son comme un ensemble de sons ou d’informations. » Dainouri Choque

Mise en pratique :

Choisir une hauteur, chant à l’unisson (voix spontanée) : I-U-É-EU-O, sans interrompre le son, en une seule expiration et sur la même note unique en forme de “bourdon”.
Écouter, repérer les sons harmoniques présents.

Nous remarquons généralement la Quinte. La chanter seulement quand on l’entend.
Il se trouve que l’espace entre le bourdon et ce premier son harmonique décrit l’espace privilégié structurant les modes Authentes (construits sur la quinte).

Dorénavant, on pourra appeler le bourdon de base “tonique” et le son harmonique “teneur” (qui tient la mélodie).
Travailler les mélodies apprises sur le bourdon : les différentes notes qui les composent doivent se vivre comme des sélections des sons harmoniques de ce bourdon.


Documents

La quarte

Quatrième degré de la gamme diatonique, intervalle à distance de quatre degrés.

À l‘état normal, la quarte est “juste” et se compose de 2 tons et un demi-ton diatonique.
Au Moyen Age, la quarte est préférée à la quinte jusqu’à la fin du 11 ième siècle.

Ambitus

Désigne l‘étendue d’une mélodie, d’une voix ou d’un instrument, de la note la plus grave à la note la plus aigue. Dans la théorie des modes, c’est l’ambitus qui permet de différencier un mode authente d’un mode plagal.

Solmisation :

Méthode consistant à chanter les notes à l’aide de syllabes, permettant de reconnaître les qualités des intervalles, de discerner les tons et demi-tons. Les syllabes de la solmisation ne correspondent pas à des hauteurs fixes mais qualifient la situation de chaque note.

Travail modal

Lorsque les doigts sont « collés », cela dessine un demi-ton, « écartés », c’est pour un ton.

Main de Guy d'Arezzo

Main de Guy d'Arezzo


Les chansons

Rossignolet du bois – Haute Bretagne (Pluherlin)

Cours A et cours B

Roland Brou
(Merci à Roland Brou)

Rossignolet du bois rossignolet sauvage
Apprends-moi ton langage apprends-moi à parler
Et dis-moi la manière comment il faut aimer

Il faut être sincère auprès de sa maîtresse
Il faut aller la voir bien tard après l’ souper
Lui dire ma chère amie je suis ton bien aimé

La belle combien de fois j’ai frappé à ta porte
Ta porte est toujours close pour t’y moquer de moi
Vous en aimez un autre la belle car je le vois

Si j’en aimais un autre ce sont là mes affaires
Il est plus beau plus riche et plus galant que vous
Ses amours m’y transportent je l’aimerai toujours

La belle apportez-moi des pommes de reinette
Des pommes de reinette qui sont dans vos jardins
Permettez-moi la belle que j’y touche ô la main

Non je ne permets pas que l’on touche à mes pommes
La lune elle est trop haute le soleil est trop loin
Mais d’une autre manière on les atteindrait bien

Va-t’en garçon volage adieu garçon bon drôle
Tu as eu mon cœur en gage à présent tu t’en vas
En passant la rivière galant tu périras

Je ne périrai pas ma tant jolie mignonne
Je suis garçon bon drôle je sais fort bien nager
En passant la rivière je me divertirai

Mode de LA MI ou RÉ LA (pas de sixte) : tierce mineure, sous tonique à un ton.
Ambitus : sixte (sous tonique – quinte)
Solmisation en mode de LA MI :
LA LA SOL LA SI DO, RÉ RÉ SI DO RÉ DO SI LA
LA LA SOL LA SI DO, RÉ RÉ SI DO RÉ DO SI LA
RÉ RÉ SI DO RÉ MI RÉ DO DO SI LA SOL DO
RÉ RÉ SI DO RÉ DO SI LA SI RÉ DO SI SOL LA


La belle se promène
Julien Tiersot (Alpes françaises)

Cours A et cours C

Julien Tiersot

La belle se promène (bis), le long de son jardin, vogue marinier vogue,
Le long de son jardin, vogue marinier

Ell’ voit venir une barque, de trente matelot.

Le plus jeune des trente chantant une chanson.

La chanson que vous dites, je voudrais la savoir.

Belle entrez dans la barque et l’on vous l’apprendra.

Quand elle fut dans la barque, elle se mit à pleurer.

Que pleurez vous la belle, qu’avez vous à pleurer ?

Je pleure mon coeur en gage, galant, que vous avez.

Ne pleurez pas la belle, il vous sera payé.

C’n‘est pas d’argent de banque ni de l’or emprunté.

Plagal de Do (la tierce est très présente). La mélodie va jusqu’à la quarte juste au-dessus du bourdon, même chose en dessous du bourdon. Il n’y a donc pas de quinte dessus, mais on la retrouve inversée (quarte d’appel au début de la mélodie.). La tierce est majeure, la sous tonique est à un demi-ton.
Cette mélodie tourne autour de 2 quartes justes : SOL DO, LA RÉ
Ambitus : SOL – DO – FA
Solmisation en mode de DO
(SOL⇓ DO) RÉ MI FA MI
RÉ DO RÉ MI FA MI RÉ
(LA ⇓ RÉ) MI DO RÉ MI
DO SI LA SI DO (RÉ LA⇓)
(LA ⇓ RÉ) MI DO RÉ MI
RÉ DO SI (LA⇓ RÉ) RÉ DO


La chanson du déserteur
Julien Tiersot (Alpes françaises)

Cours A

Julien Tiersot

Je me suis engagé pour l’amour d’une brune,
L’engag’ment que j’ai fait a été déguisé.
J’ai pris l’argent du roi et puis j’ai déserté.

À mon chemin faisant, j’rencontr’mon capitaine,
Mon capitaine me dit : «Ou vas -tu sans souci ?
Là-haut sur ces vallons, rejoins ton bataillon »

Là-haut sur ces vallons, pas d’eau claire aux fontaines.
J’ai pris mon sabre en bas, mon fusil sur mon bras,
Je me suis défendu comme un vaillant soldat.

Le premier coup tiré, je tue mon capitaine.
Mon capitaine est mort,et moi je vis encore :
Peut être dans trois jours, ce sera -z-à mon tour.

L’on m’a pris, l’on m’a m’né dessus la place d’armes;
L’on m’a bandé les yeux avec un mouchoir bleu.
Pour me faire mourir sans me faire souffrir.

Que l’on prenne mon coeur dedans une serviette;
Et puis vous l’enverrez à ma chère maîtresse :
Qu’elle me fasse l’honneur d’ensevelir mon coeur.

Tous les regrets que j’ai, c’est de ma tendre mère,
Qui a tant passé de nuits pour me faire dormir :
Ell’n‘a pas de plaisir, son fils va mourir.

Mode de Do-Sol ou de Sol Ré. La mélodie ne comporte pas de sous tonique ni de septième qui permettrait de différencier les deux modes. Elle va jusqu ‘à la sixte au dessus du bourdon. Quarte d’appel au début de la mélodie.
La tierce et la sixte sont majeures. La quinte est présente.
Ambitus : SOL – DO – LA
On peut donc solmiser de deux façons.
Solmisation en mode de DO – SOL :
SOL ⇓DO⇑ MI DO RÉ MI
DO MI FA SOL RÉ MI FA MI RÉ
MI DO MI DO RÉ MI
DO MI FA SOL RÉ MI FA MI RÉ
RÉ MI FA SOL LA SOL
SOL LA SOL MI SOL FA MI RÉ
MI DO SOL DO RÉ MI
SOL FA MI RÉ MI DO
Solmisation mode de SOL – RÉ:
RÉ⇓ SOL⇑ SI SOL LA SI
SOL SI DO RÉ LA SI DO SI LA
SI SOL SI SOL LA SI
SOL SI DO RÉ LA SI DO SI LA
LA SI DO RÉ MI RÉ
RÉ MI RÉ SI RÉ DO SI LA
SI SOLSOL LA SI
RÉ DO SI LA SI SOL


La bergère aux champs
Julien Tiersot (Alpes françaises)
Cours A et cours C

Bergère aux champs

Y a rien de si charmant, que la bergère aux champs.
Ell’ voit venir la pluie, désire le beau temps.
Voilà comm’ la bergère aime à passer son temps.

Son berger va la voir, le matin et le soir.
“Oh ! levez-vous, bergère ! Bergère, levez-vous.
Les moutons sont en plaine, le soleil lui partout.”

Quand la bergère entend la voix de son amant,
Ell’ met sa jupe rouge, son joli cotillon,
S’en va-t-ouvrir la porte à son berger mignon.

“Berger, mon doux berger, où irons-nous garder ?
Là-haut sur la montagne le soleil y fait beau ;
Cueill’rons la violette, le romarin nouveau.

Berger, mon doux berger, qu’aurons-nous à manger ?
Des perdrix et des cailles et de petits gâteaux ;
Du vin de la bouteille que j’ai sous mon manteau.

Berger, mon doux berger, où irons-nous loger ?
Là-haut sur la montagne un beau château l’y a :
Nous logerons ensemble, parlera qui voudra.

Berger, mon doux berger, j’entends quelqu’un marcher.
C’est peut-être mon père qui vient pour me chercher ;
Couchons-nous sur l’herbette et laissons-le passer.

Berger, mon doux berger, si quelqu’un nous voyait !
Allons dessus l’herbette à l’ombre d’un buisson,
Filant ma colognette, chantant une chanson.”


Mes moutons vont au bois
Rond de Loudéac (transmis par Youn Le Bihan en 1978 lors du carnaval de Douarnenez)

Cours A et cours C

Mes moutons vont au bois, mes moutons vont au bois,
Mes moutons vont au bois, mes moutons vont au bois.
Par une sente verte, lonlire la.
Par une sente verte, lon la.

Moi qui vais les suivant, moi qui vais les suivant,
Moi qui vais les suivant, moi qui vais les suivant.
Cueillant la violette, lonlire la.
Cueillant la violette, lon la.

J’les ai mis sur mon sein, sur mon sein j’ les ai mis,
J’les ai mis sur mon sein, sur mon sein j’ les ai mis.
Dessous ma collerette, lonlire la.
Dessous ma collerette, lon la.

Le forestier du bois, du bois le forestier,
Le forestier du bois, du bois le forestier.
Il m’a vu les y mettre, lonlire la.
Il m’a vu les y mettre, lon la.

Tu paieras le dommage, le dommage tu paieras,
Tu paieras le dommage, le dommage tu paieras.
Quel dommage je paierai, lonlire la.
Quel dommage je paierai, lon la.

Je n’ai ni boeuf ni vache ni lard dans mon charnier,
Je n’ai ni boeuf ni vache ni lard dans mon charnier.
J’n‘ai qu’un mouton sauvage, lonlire la.
J’n‘ai qu’un mouton sauvage, lon la.

Je n’ai qu’un blanc mouton, je n’ai qu’un mouton blanc,
Je n’ai qu’un blanc mouton, je n’ai qu’un mouton blanc.
Encore il a la gale, lonlire la.
Encore il a la gale, lon la.

Mode de LA MI ou RÉ LA (pas de sixte) : tierce mineure
Mélodie construite sur une quinte que l’on entend beaucoup.
Ambitus : RÉ – LA (ou LA MI)
Solmisation en mode de LA MI
LA MI MI RÉ MI SI – DO RÉ RÉ DO SI LA
LA MI MI RÉ MI SI – DO RÉ RÉ DO SI LA
LA LA SI DO RÉ MI SI MI RÉ MI SI
DO RÉ MI RÉ SI DO LA DO LA
Solmisation en mode de RÉ LA
RÉ LA LA SOL LA MI – FA SOL SOL FA MI RÉ
RÉ LA LA SOL LA MI – FA SOL SOL FA MI RÉ
RÉ RÉ MI FA SOL LA MI LA SOL LA MI
FA SOL LA SOL MI FA RÉ FA RÉ

16 octobre. 10h – 17h

Préparation vocale

Boucher une narine puis l’autre.
Inspirer par le nez, prise d’air simple sans excès.
Constat : l’inspiration basse est évidente.
Sentir l’évidence de l’inspiration.

La langue.
Bouche fermée, son bouche fermée : penser à faire un N.
Sentir l’accroche détendue de la langue.
Idem en pensant à faire un M.
Évaluer la différence.

Son en commençant bouche fermée (tonique + quinte+ tonique + octave) puis en ouvrant la bouche (garder le son »bouche fermée ») etc.
Inverser, commencer avec ouverture de la bouche. Sur les bouches fermées, « goûter » le son (Mmmm)

Préparation musicale

Mode de DO-SOL et Mode de RÉ-LA

En trois groupes pour chaque mode (3 fois par mode pour changer de groupe)
1er : bourdon
2i ème : chante jusqu’à la tierce, et tient cette note.
3ième : chante jusqu’à la sixte et tient cette note.

Constatations :
Les tierces changent.
Les sixtes (majeures) ne changent pas.


Les chansons

La Triste Noce

Achille Millien (Morvan)

Cours A

Achille Millien : Évelyne Girardon

J’ai fait l’amour sept ans,
Chantons le rossignolet,
J’ai fait l’amour sept ans,
Sept ans sans rien en dire.

Au bout de sept années,
Le galant se marie.

« Je me marie lundi,
Je t’invite à mes noces. »

« J’n‘irai pas à tes noces,
Mais j’irais voir les danses. »

« Si tu viens voir les danses,
Faut te faire un peu propre. »

La belle n’a pas manqué,
Se fit couper trois robes.

A tout ‘ dans ‘ qu’ell ‘ dansait,
La bell ‘ changeait de robe.

N’eut pas changé trois fois,
La belle est tombée morte.

Tous les gens se disaient :
« Hélas ! la triste noce ! »

La mariée répond :
« Moi, j’ n’en suis pas la cause.

Pourquoi m‘épousait il,
S’il en aimait une autre ? »

Mode de LA MI ou RÉ LA (pas de sixte) : tierce mineure
Il n’y a pas de quinte dessus, mais on la retrouve inversée (quarte d’appel au début de la mélodie.)
On entend la sous – tonique (à un ton) souvent.
Ambitus : LA – RÉ – SOL (ou MI – LA – RÉ)
Solmisation en mode de RÉ LA
LA⇓ LA⇓ RÉ RÉ MI RÉ DO
RÉ MI FA MI RÉ DO LA⇓
LA⇓ LA⇓ RÉ RÉ MI RÉ DO
MI FA SOL FA MI RÉ MI DO MI RÉ.


Le Beau conscrit

Julien Tiersot (Alpes françaises)

Cours A

Beau conscrit

« Je viens te faire mes adieux
Avec regret, ma Rosalie.
Je viens de tirer la milice,
J’ai attrapé le mauvais sort.
Cela me causera la mort
De te quitter, ma Rosalie. »

« Mon cher amant, que dis-tu là ?
En te voyant, je fonds en larmes.
Il en faut parler à mon père,
S’il a de l’or et de l’argent :
C’est pour te faire un remplaçant ;
Qu’il sacrifie ma fortune. »

« Pour de l’argent, j’en ai assez,
Mais je suis trop de belle taille.
J’ai parcouru ville et village,
Par tout pays aux environs,
J’n’en ai point trouvé d’aussi grand :
Ma Rosalie, faut que je parte ! »

Le lendemain au point du jour,
J’ai rencontré mon capitaine.
« Bien le bonjour, mon capitaine,
Je vous apporte de l’argent :
Sera pour faire un remplaçant ;
Je le ferai quoi qu’il m’en coûte. »

« Monsieur, la loi nous le défend
De remplacer de si beaux hommes.
Nous vous mettrons de la Garde Impériale,
Vous entrerez dans ce beau corps ;
Vous y serez tambour major,
Ferez honneur à votre famille. »

Me retournant les larmes aux yeux,
Aussitôt j’ai mis la main à la plume :
« O Rosalie, ma Rosalie,
Reçois ma lettre avec douleur !
J’ai tant pleuré, versé des pleurs
Qu’elles ont effacé l’écriture ! »

« Hélas ! que vais-je devenir ?
Je vais me rendre religieuse.
Je vais me rendre religieuse,
Religieuse dans un couvent ;
Je pleurerai mon cher amant,
Le sort de ma tendre jeunesse. »

Mode de RÉ LA. Commence sur la quarte dessous d’appel.
La sous tonique est à un demi-ton au début (1ère phrase) et à un ton pour conclure la chanson.
On peut donc dire que la sous tonique est un degré mobile.
La tierce est mineure et la sixte majeure. La sixte est très présente, c’est le degré le plus haut de la mélodie. Quinte en rouge
Ambitus : LA – RÉ – SI
Solmisation en mode de RÉ – LA
(LA⇓RÉ RÉ) MI SOL FA MI RÉ DO# RÉ
MI FA SOL LA SI LA SOL FA MI RÉ MI FA MI
SOL SOL SOL SOL MI FA SOL LA MI
LA LA LA SOL FA MI FA SOL
MI FA SOL LA LA RÉ MI FA MI
MI FA SOL LA SOL SI LA SOL FA MI RÉ MI FA MI
MI FA SOL LA SOL SI LA SOL FA MI RÉ DO FA MI RÉ


5 novembre 2011 : 13h30 – 17h 30. – 13 novembre 2011 : 10h – 17h

Les chansons

Rossignolet du bois
Les vieilles chansons du Forez. Albert Dury.

Cours A et cours C

Rossignolet du bois - Forez

Rossignolet du bois, rossignolet sauvage
Apprends-moi ton langage apprends-moi z’ à parler
Et dis-moi la manière comment L’amour se fait ?

Comment l’amour se fait ? Moi je vais te le dire,
C’est d’aller voir les filles, les embrasser souvent,
En leur disant : « La belle, je serai ton amant. »

Si tu es mon amant, je serai ta maîtresse,
Nous resterons ensemble, malgré tous nos parents,
Nous coucherons ensemble malgré tous nos parents.

La belle dans ton jardin, il y’ a de belles roses,
La belle dedans ton jardin, il y’ a de belles roses,
Permettez moi la belle, que j’y mette la main.

Pour y mettre la main, y’ a bien des choses à faire,
Apporte moi la lune, le soleil à la main,
Tu cueilleras la rose qui est dans ton jardin.

Pour t’apporter la lune, cela m’est impossible,
La lune, elle est trop haute, le soleil est trop loin !
Y’a bien d’autres manières pour y mettre la main.

Oh ! va, garçon trompeur, tu n’es qu’un bon volage,
Tu as mon coeur en gage, maintenant tu t’en vas,
En passant la rivière, galant tu périras.

Je ne périrais pas en passant la rivière,
Je suis garçon on drôle, garçon bon marinier,
Passerai la rivière sans me mouiller les pieds.

Mode de RÉ LA : tierce mineure et sixte majeure
Large ambitus : LA – RÉ – DO (octave + tierce mineure au-dessus de la quinte)
RÉ FA MI RÉ LA SOL LA
RÉ FA MI RÉ FA MI DO LA⇓
LA⇑ LA⇑ SI DO LA SOL FA MI
MI MI LA⇑ RÉ ⇓FA MI
LA⇑ LA⇑ SI DO LA SOL FA MI
MI MI LA⇑ RÉ ⇓ RÉ ⇓ RÉ ⇓


Tôt le matin me suis levée
Haute Bretagne – Collectage Charles Quimbert – DASTUM
Cours A et cours C

Trop matin me suis levée, trop matin me suis levée, (bis)

On m’envoie à la fontaine ma dondaine, à la fontaine du bas d’nos prés, ma dondé (bis)
À la fontaine du bas d’nos prés, à la fontaine du bas d’nos prés (bis)

Je croyais être seulette ma dondaine, doux berger est arrivé, ma dondé (bis)
Doux berger est arrivé, doux berger est arrivé, (bis)

Nous avons parlé ensemble, ma dondaine, que l’soleil en est levé (e), ma dondé (bis)
Que l’soleil en est levé, que l’soleil en est levé (bis)

Que va donc dire ma mère ma dondaine, d’m’y avoir tant retardé, ma dondé (bis)
D’m’y avoir tant retardé, d’m’y avoir tant retardé, (bis)

Oh tu lui dira la belle ma dondaine, que les eaux étaient troublées, ma dondé, (Bis)
Que les eaux étaient troublées, que les eaux étaient troublées, (bis)

Que tous les oiseaux du ciel ma dondaine, sont venus pour s’y baigner (e), ma dondé, (bis)
Sont venus pour s’y baigner, sont venus pour s’y baigner (bis)

Ils se sont baignés® ensemble ma dondaine, que l’plumage en est resté (e), ma dondé, (bis)
Que l’plumage en est resté, que l’plumage en est resté (bis)

Moi qui suis si ménagère ma dondaine, je les ai tous ramassés, ma dondé (bis)
Je les ai tous ramassés, je les ai tous ramassés (bis)

C’est pour en faire une couette, ma dondaine, à moi et à mon bien aimé (e), ma dondé, (bis)
À moi et à mon bien aimé, à moi et à mon bien aimé (bis)

Et nous coucherons ensemble, ma dondaine, dedans un beau (o) lit carré ma dondé, (bis)
Dedans un beau lit carré, dedans un beau lit carré (bis)

Tout couvert de violettes, ma dondaine et de boutons d’orangers (e), ma dondé, (bis)
Et de boutons d’orangers, et de boutons d’orangers (bis)

Et dans ce grand lit carré (e), ma dondaine, nos deux cœurs seront comblés (e), ma dondé (bis)
Et dans ce grand lit carré (e), ma dondaine, nos deux cœurs seront comblés (e), ma dondé (bis)

Mode de DO – (FA) : tierce majeure.
La mélodie ne monte pas plus haut que la quarte juste au-dessus du bourdon.
Ambitus : SOL – DO – FA
SOL⇓ DO⇑ DO⇑ RÉ DO SI LA SI DO RÉ MI
SOL⇓ SOL⇓ DO⇑ DO⇑ RÉ DO SI LA SI DO RÉ DO
DO SI DO RÉ FA MI RÉ
DO SI DO RÉ FA MI RÉ


Qui donc frappe à ma porte ?

Répertoire André Lalycan

Cours A

Qui donc frappe à ma porte
À cette heure de la nuit ?
C’est votre amant la belle
C’est votre amant chéri,
Qui revient d’Amérique en son fort beau pays.

Je n’ouvre pas ma porte,
À cette heure de la nuit,
Je suis au lit couché,
Papa, maman aussi,
Venez à la fenêtre tout auprès de mon lit.

Si j’vais à la fenêtre,
La belle y viendrez-vous ?
Je suis couvert de neige,
Mouillé jusqu’aux genoux,
Voilà la récompense, la belle que j’ai de vous.

Les habits de mon père,
Sont dans la chambre en haut,
Attendez un instant,
Je m’en vais les chercher,
Galant si vous m’aimez, je vous abriterais.

Que dira votre père,
Quand il va savoir ça ?
Il vous dira ma fille ;
Laissez passer ce fou,
C’est un trompeur de filles, qui ne pense qu’à l’amour.

Mode de DO : la tierce majeure est très présente.
Ambitus : DO – LA (sixte majeure)
MI DO MI MI MI RÉ DO
MI SOL SOL MI DO RÉ (MI RÉ DO)
MI MI MI RÉ DO MI SOL SOL MI DO RÉ
RÉ MI FA SOL SOL
RÉ MI FA SOL LA SOL
DO DO RÉ MI FA SOL
RÉ MI FA MI RÉ DO


Confidences d’amant malheureux

Julien Tiersot (Alpes françaises)
Cours A et cours C

Au clair de la lune, tout en me promenant,
J’allume ma pipe, bien tranquillement.

J’rencontr’ mon camarade, bien triste et désolé,
Par mes douces paroles, je l’ai reconsolé.

« Qu’as-tu, mon camarade ? Qu’as-tu à tant pleurer ? »
« Je pleure pour ma mie qui va se marier. »

« En marchant par le monde, nous y en trouverons,
Des brunes et des blondes, et de toutes façons. »

« De brunes ni de blondes, mon cœur il n’en veut pas,
La mienne est si mignonne, je ne la quitte pas.

Depuis longtemps je l’aime, et elle m’aime aussi,
Plutôt que de la perdre, j’aimerais mieux mouri ! »

Texte additionnel Claudius Servettaz :

Quand la lune fait sa ronde, voilà le tour du monde,
Voilà un grand tourment, qu’une fille sans amant.

Mode de MI LA
MI MI RÉ DO RÉ MI MI
SOL LA SOL FA MI RÉ
LA⇑ LA⇑ LA⇑ SI LA SOL
LA⇑ MI FA SOL MI
Dessous
DO DO LA SOL LA DO DO
RÉ MI MI RÉ DO SI
RÉ RÉ MI RÉ DO DO
RÉ LA⇓ DO RÉ DO
Dessus
SOL⇑ SOL⇑ FA MI FA SOL⇑ SOL⇑
SI⇑DO⇑SI LA SOL FA
FA FA SOL FA MI MI
DO ⇑LA LA SI SOL


8 janvier 2012 : 10h – 17h – 21 janvier 2012 : 13h30 – 17h 30

Les chansons

En échauffement vocal :

Que faites – vous bergère ?
Aurélien Verdun – École Jouhaux (Grenoble) – Classe Fabrice Lelong
Cours A et cours C

Que faites-vous bergère là-haut sur ces vallons? (bis)
Ce que je fais dit elle, oh (je prends soin,
Du troupeau de mon père) qui n’est pas loin. (bis)

Permettez- moi bergère de m’asseoir auprès de vous (bis)
Oh non oh non dit elle, (retirez vous,
Car les chiens qui me gardent) ne sont point doux (bis)

Je ne crains pas bergère la fureur de tes chiens (bis)
Ce que je crains bergère, (c’est ton honneur,
Chose la plus certaine), j’aurais ton cœur.(bis)

Chose la plus certaine mon cœur n’est pas pour vous (bis)
Vous êtes amant volage, (amant trompeur,
Le berger du village) aura mon cœur (bis)

Mode de DO SOL (orphéonique)
Commence sur la quarte d’appel en dessous du bourdon.
Ambitus : SOL – DO – SI (octave + TM)
SOL DO RÉ MI SOL⇑ MI DO – MI RÉ DO SI RÉ DO
SOL DO RÉ MI SOL⇑ MI DO – MI RÉ DO SI RÉ DO
MI DO MI SOL LA SOL MI – SOL MI DO SOL
MI FA SOL LA SI LA SOL – LA SI LA SOL
SOL⇓ DO RÉ FA LA SOL⇑ MI SOL⇑ FA RÉ DO


Ce matin me suis levé
Julien Tiersot (Alpes françaises)
La Beaume (Hautes-Alpes) et La Bâtie des Fonts (Drôme)
Cours A et cours C

Ce matin me suis levé.

Ce matin me suis levé, plus matin que de coutume.
Suis allé dans mon jardin, pour cueillir la rose brune.
Je n’ai trouvé ni rose ni rosier, rien qu’une branch’ couverte de lauriers.

Je l’ai pris, je l’ai porté faire un bouquet à ma mie,
Je m’en vais chantant, riant, à la porte de ma mie.
Mais du plus loin qu’elle’ m’entendit chanter, la belle sa porte au plus vit’ vient fermer.

« Ouvre ta porte tendrement, jeune fille tant aimée !
« Ouvre ta porte tendrement, jeune fille tant aimée !
« Venez de jour si vous voulez me parler, car pour la nuit, ma porte est bien fermée. »

« Votre porte s’ouvrira, O ma mie, ma douce mie.
« Votre porte s’ouvrira, O ma mie, ma douce mie. »
« Quand je saurais, belle, y mourir de froid, devant ta port’ j’irais coucher ce soir. »

Quand n’en vint l’aube du jour, que la belle ouvrit sa porte :
« Ah ! dis- moi, mon bel ami, si la nuit a été forte ?
S’il n’a tombé un’ petite gelée ? » « Pour moi, la bell’, je l’ai bien enduré. »

« Belle, si j’savais chanter comme le rossignol chante, Belle, si j’savais chanter comme le rossignol chante,
Je chanterais joli regret d’amour. Adieu, la belle, adieu c’est pour toujours. »

« Dis- moi donc, mon bel ami, d’où te vient la départie ? Dis- moi donc, mon bel ami, d’où te vient la départie ? »
« La départie ne dépend pas de moi. Adieu, la bell’ pour la dernière fois. »

Mode de DO – SOL ou SOL – RÉ : tierce majeure – sixte majeure
Pas de sous tonique.
Solmisation en DO
Ambitus : une octave (LA – DO – LA)
DO DO DO SOL⇑ FA LA⇑ SOL – RÉ MI FA MI RÉ DO RÉ DO
DO RÉ LA⇓RÉ DO DO FA⇑ FA⇑ FA⇑ MI RÉ
RÉ SOL⇑ LA SOL FA RÉ MI FA SOL RÉ MI DO.
Solmisation en mode de SOL
SOL SOL SOL RÉ⇑ DO MI⇑ RÉ – LA SI DO SI LA SOL LA SOL
SOL LA MI⇓ LA SOL SOL DO⇑ DO⇑ DO⇑ SI LA
LA RÉ⇑ MI RÉ DO LA SI DO RÉ LA SI SOL


M’y promenant le long de ces rivages
Julien Tiersot (Alpes françaises)
Marigny (Rumilly)

Cours A et cours C

M’y promenant le long de ces rivages, m’y promenant,
Le long de ces rivages (ter).
À mon chemin j’ai rencontré bergère.

« Oh ! bergère, veux-tu te marier ? »
« Oh ! non, Monsieur, j’suis déjà mariée.

Avec un vieillard qui a la barbe grise.»
« Oh bergère, veux-tu que je le tue ? »

« Oh ! non, Monsieur, il mourra cett ‘ nuit seul.
Quand il sera mort, Monsieur, je serai vôtre. »

« Oh ! bergère, quel métier sais-tu faire ? »
« Je sais filer, coudre à fine couture. »

« Oh ! bergère, fais-moi une chemise.
Oh ! fais-la-moi sans fil et sans aiguille. »

« Oh !, beau Monsieur, écrivez- moi une lettre.
Écrivez-la sans papier et sans encre. »

« Oh bergère, qui t’a appris à parler ? »
« Oh !, beau Monsieur, au château de mon père. »

Mode de LA – MI
Solmisation en mode de LA :
MI DO MI RÉ MI RÉ SOL⇓ DO⇑ MI RÉ DO SI LA SI SOL DO SI LA.
LA SI DO LA RÉ⇑ MI RÉ DO LA SI DO
LA SI DO LA RÉ⇑ MI RÉ DO LA SI DO
LA SI DO LA RÉ⇑ MI RÉ DO LA SI DO


Le départ pour la guerre
Extrait : Julien Tiersot, Alpes françaises.
Cours A

Chanson tirée du manuscrit de la Tour (Chamonix) de 1823, qui porte la date la plus ancienne du manuscrit : 19 février 1794.
Chanson retrouvée aussi à Bessans (Haute-Maurienne)

Le Départ pour la guerre

Charmante beauté, l’on vient m’annoncer de fâcheuses nouvelles,
Les ordres du Roy viennent d’arriver pour nous faire embarquer.
Nos plus grands regrets, c’est qu’il faut quitter nos aimables maîtresses.
Nous allons faire nos adieux pour partir le cœur joyeux, pour partir le cœur joyeux.

Voilà maintenant ce beau bâtiment qu’ l’on va mettre le voile,
Tous nos matelots qui sav ‘comme il faut naviguer sur les flots.
À coups de sifflets, tenez-vous tous prêts, observez le signal(e),
Nous avons beau, frais et bon vent, nous partons présentement, nous partons présentement.

Le jour du départ, autour des remparts, Grand Dieu quel tapage !
De tous les côtés, des filles à pleurer, sont bien embarrassées.
Elles s’en vont pleurant vers le commandant et vers le colonel,
« Monsieur donnez-nous nos amants, voilà de l’argent comptant, voilà de l’argent comptant. »

« Non, mes chers enfants » dit le commandant, « cela ne peut se faire,
Pour le régiment va présentement joindre l’embarquement,
Allons mes enfants, soyez diligents, prenez armes et bagages,
Musiciens et tambours battants, portant le drapeau volant, portant le drapeau volant. »

DO DO MI FA SOLSOL DO⇑ SI LA SOLSOL LA SOL FA MI MI RÉ.
DO DO MI FA SOLSOL DO⇑ SI LA SOLSOL FA # LA DO⇑ FA # SOL
SOL SOL FA MI FA – FA FA MI RÉ MI –SOL DO⇑ DO⇓ DO⇓RÉ MI MI RÉ
DO MI SOL DO⇑ DO⇑ DO⇑ DO⇑ DO⇑SOL⇓ MI FA LA SOL SI⇓ DO
RÉ MI FA LA SOL SI⇓ DO

4 février 2012 : 10h – 17h – 5 février 2012 : 13h30 – 17h 30

Les chansons

En échauffement
Cours A et cours C

Mon père a fait bâtir maison

Mon père a fait bâtir maison,
Nous vid’rons la bouteille,
Par quatre-vingt jolis maçons,

Des vignes et des oignons, du concombre et du melon,
Des châtaign’s et des marrons, et des groseilles,
Des andouill’s et des boudins, du tabac et du brandevin.

Mais le plus jeune est mon mignon,
Il m’a demandé son nom.

Bell’Marguerite c’est mon nom,
Mais qu’as-tu là sous ton giron ?

C’est un pâté de trois pigeons.
Assis toi là que nous l’mangions.

Ell’ s’est assis’ d’un si gros son,
A fait trembler terre et buisson.

A fait trembler terre et buisson.
Monsieur l’curé dans son salon.

Mode de LA MI ou RÉ LA (pas de sixte)
Solmisation en mode de RÉ
Ambitus : RÉ – LA
RÉ MI FA MI SOL FA MI RÉ
LA⇑ LA⇑ LA⇑SOL FA SOL LA⇑
LA⇑ LA⇑ LA⇑ LA ⇑ SOL SOL FA MI
MI SOL SOL FA MI FA – MI FA SOL SOL FA MI FA – MI FA SOL SOL FA MI FA
LA⇑ LA⇑ SOL LA⇑ RÉ⇓ – RÉ MI FA SOL FA RÉ⇓ MI
FA SOL LA⇑ SOL FA MI LA⇑ RÉ⇓


Dépit amoureux
Julien Tiersot (Alpes françaises)
Cours A

Julien Tiersot

À l’ombrette d’un oranger, (ter)
En m’y promenant,
J’ai rencontré mon cher amant, qu’y était languissant.

Qu’avez-vous donc, mon cher amant, (ter)
De me trop aimer ?
Je voudrais vous voir qu’une fois de toute l’année !

Dites, mia, raison pourquoi, (ter)
Vous ne m’aimez pas ?
Vous ai-je pas récompensé du beau temps passé ?

J’ vous ai vu battre l’autre jour, (ter)
En allant au bois,
Je suis rentrée dans mon jardin, mon cœur en chagrin.

N’avez-vous pas l’épée en main, (ter)
Et la bague au doigt ?
Et l’anneau d’or que vous avez est encore à moi.

Tenez, mia, votre anneau d’or, (ter)
Et gardez le,
Je me soucie de votre anneau pas plus que de vous.

Mon cher amant, je m’en repens, (ter)
D’avoir mal parlé,
Si je vous donne un doux baiser serez-vous charmé ?

Mademoisell’, ce n’est plus temps, (ter)
De vous repentir :
Vous m’avez donné mon congé et moi je l’ai pris.

Et adieu donc, fille sans cœur, (ter)
Tout en vanité :
Si vous voulez un autre amant, allez le chercher.

Mode de RÉ LA (2 positions de la sixte)
Ambitus : octave
Solmisation en mode de Ré
FA FA MI RÉ DO FA SOL LA – SOL FA MI RÉ RÉ MI RÉ DO# RÉ
RÉ RÉ LA⇑ LA⇑ SI DO SI LA SOL – MI LA SOL FA MI
RÉ MI FA MI RÉ FA LA SOL SIB LA SOL FA MI RÉ MI FA RÉ


26 février 2012 : 10h – 17h – 25 février 2012 : 13h30 – 17h 30

Les chansons

En échauffement
Cours A et cours C

Bonjour, ma mie Jeanneton

Collectage d’Alain Le Noac’h auprès de Mme Cochet (Côtes d’Armor).

« Eh ! Bonjour, ma mie Jeanneton,
Sa cuillère, sa marmite et sa poêle au rond,
Où est donc votre mère ?
Aussi sa marmite, aussi sa cuillère. »

« Et ma mère elle n’est pas ici,
Sa cuillère, sa marmite et sa poêle au gris,
Elle est à la grand messe,
Aussi sa cuillère, aussi sa grand poêle. »

« Et monsieur que lui voulez-vous ?
Sa cuillère, sa marmite et sa poêle au roux ?
J’voudrais une de ses filles ,
Aussi sa cuillère, aussi sa marmite. »

« Et monsieur laquelle voulez-vous ?
Sa cuillère, sa marmite et sa poêle au roux ?
J’voudrais Marie-Françoise,
Aussi sa cuillère, aussi sa grand poêle. »

Marie-Françoise vous n’l’aurez point,
Sa cuillère, sa marmite et son petit bien,
Vous aurez Marguerite,
Aussi sa cuillère, aussi sa marmite. »

Marie-Françoise vous l’aurez bien,
Sa cuillère, sa marmite et son petit bien,
Buvons trinquons les verres,
Aussi sa marmite, aussi sa cuillère. »

Buvons trinquons divertissons nous,
Sa cuillère, sa marmite et sa poêle au roux ?
Buvons trinquons les verres,
Aussi sa marmite, aussi sa cuillère. »

Mode de LA MI avec une sous tonique mobile (sensible à la fin de la mélodie.)
Ambitus : MI LA RÉ
LA LA LA SOL⇓ LA SOL⇓ FA⇓ MI⇓
LA LA LA LA LA SOL⇓- SOL ⇓LA SOL⇓ FA⇓ MI⇓
MI ⇓MI⇓ SI⇑ SI⇑RÉ⇑ DO⇑ SI –
LA SI DO SI LA – LA SI DO LA SOL# LA


Trois garçons se sont enrôlés
Julien Tiersot – Alpes Françaises.
Version de Séez
Cours A

Julien Tiersot

Au premier coup d’canon tiré : « Y a-t’-il point de nos gens blessés ? »
« Oh oui ! oh oui, mon capitaine, c’est notre joli porte-enseigne. »

Oh porte-enseigne, mon ami, n’as-tu pas regret de mourir ? »
« Tout le regret que j’ai au monde, c’est de mourir sans voir ma blonde. »

« Ta blonde, on l’enverra chercher par quatre de nos grenadiers,
Par quatre grenadiers de guerre, traverseront la mer entière. »

De tant loin qu’il la voit venir, son tendre cœur s’est réjoui.
« Réjouis toi pas tant ma blonde, car ma blessure est trop profonde. »

« J’engagerais mes diamants, j’engagerais mon jupon blanc,
Mon anneau d’or et ma ceinture, amant, pour guérir ta blessure. »

« Mie n’engage rien pour moi : je suis au service du roi.
N’engage rien pour moi au monde, car ma blessure est trop profonde.

Avant qu’il soit demain midi, tu me verras ensevelir.
Tu me verras porter en terre par quatre grenadiers de guerre. »

« Aux quatre coins de ton tombeau, j’allumerai de grands flambeaux,
Et au milieu de ta tombe, l’y aura un arbre qui fait l’ombre. »

Mode de RÉ LA
Ambitus : LA – RÉ – LA.
On remarque le mode de Ré en observant non pas la sixte (elle n’est pas présente) mais en observant ce qui se passe sous le bourdon (LA SI DO RÉ dans l’avant dernier mouvement mélodique). La mélodie ne va pas plus haut que la quinte. La quarte dessous marque le mode de RÉ.
Solmisation en mode de RÉ :
LA ⇓ RÉ MI RÉ DO RÉ MI FA – MI FA SOL LA⇑ – SOL LA SOL FA MI RÉ
RÉ FA SOL LA⇑ – FA SOL LA⇑ RÉ⇓ DO
LA SI DO RÉ MI FA MI RÉ DO RÉ MI RÉ


9 mars 2012 : 13h30 – 17h 30, 10 mars 2012 : 10h – 17h.

Les chansons

En échauffement
Cours A et cours C

J’ai rencontré ma mie lundi

J’ai rencontré ma mie lundi, qu’avez-vous à vendre des rôties (bis)
Des rôties des beaux rôties au lard,
M’aimerez-vous ma mie, m’aimerez-vous toujours (bis).

Mardi : des radis
Mercredi : des endives
Jeudi : du riz
Vendredi : des biscuits
Samedi : du persil
Dimanche : des oranges


La mort de ma mie
Julien Tiersot (Alpes françaises)
Cours A

Julien Tiersot -Alpes Françaises

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