Lyon 2016 - 2017

Sur cette page sont résumés les travaux effectués au cours de nos dimanches de chant.
La séance la plus récente est en haut de cette page.

12 février 2017

Pour commencer

Travail sur l’ouverture de la taille à l’inspiration.
Constat est fait de l’importance de cette idée : ouvrir la taille.
Cela parait plus efficace que de penser (par exemple) à ouvrir le thorax.
On peut rester dans la position de cette ouverture pour engager le chant, pour se donner un léger levier physique à l’attaque. Le son est conduit plus clairement et librement.

Cette séance est consacrée à revoir l’ensemble des répertoires abordés sur les quatre derniers dimanches.

Les chansons

Les amoureux impatients

Les amoureux impatients
Barbillat et Touraine – Chantée par Mme Françoise Rouer à Chabenet.

En revenant de l’Italie, chargé de mon bagage, (bis)
Dans mon chemin j’ai rencontré une jeun’ demoiselle,
Ah ! je lui ai bien demandé : « Belle voulez-vous m’accompagner ?

Si vous voulez m’accompagner, entrons dans une auberge,
Nous y boirons de ce bon vin, de ce bon vin la belle,
Nous y boirons de ce bon vin, qui mett-e-ra nos cœurs en train. »

Ça ne fut pas à moitié ch’min, la bell’ se trouve lasse.
« Assoyons nous un p’tit moment, un p’tit moment la belle,
Assoyons nous un p’tit moment, d’nos amourettes, parlons en. »

« D’nos amourett’s faut plus parler, faut d’mander à mon père :
Mariez – moi mon p’tit papa, mon p’tit papa que j’aime,
Mariez – moi si vous voulez, le temps commence à me durer. »

« Ah ! ma fille tu n’as pas quinze ans, tu parles de mariage !
Attendez donc dix-huit, vingt ans, c’est la fleur de votre âge,
Attendez donc dix-huit, vingt ans, faites l’amour en attendant. »

« Non l’amour je n’la ferai plus, non je n’veux plus la faire.
Car tout garçon y perd son temps, son temps aussi ses peines,
Car tout garçon y perd son temps, mariez nous bien promptement.

Mode de Ré – La
RÉ FA MI RÉ MI FA SOL LA – LA LA SI DO SI SOL LA
RÉ FA MI RÉ MI FA SOL LA – LA LA SI DO SI SOL LA
LA LA LA DO SI LA SOL MI – MI MI MI MI LA SOL FA MI
LA LA LA DO SI LA SOL MI – MI MI MI MI LA SOL LA RÉ

Image Barbillat


Ô Madeleine, voici le mai

Millien – Pénavaire – Morvan Nivernais
Chantée aux portes par les jeunes gens la veille du 1er mai : on leur donne des oeufs

O madeleine voici le mai
Du bon matin, j’me suis levé,
Ô Madeleine, voici le mai,
Du bon matin, j’me suis levé,
J’vous salue ma maîtresse,
Aimez- moi, je vous aimerai,
Tout l’temps de ma jeunesse.

Un beau bouquet je vous ai fait ;

Du lilas blanc j’y ai placé ;

Un beau muguet j’y ai placé ;

Un bouquet d’pré j’y ai placé ;

Ô vous le maître de la maison
Autre version sur la même mélodie

Ô vous le maître de la maison,
Je vous en prie, levez vous donc,
Je vous en prie, levez vous donc,
J’vous salue ma maîtresse,
Aimez- moi, je vous aimerai,
Tout l’temps de ma jeunesse.

Ô vous madame de la maison,
Je vous en prie, levez vous donc,
Je vous en prie, levez vous donc,
J’vous salue ma maîtresse,
Aimez- moi, je vous aimerai,
Tout l’temps de ma jeunesse.

Le grand garçon de la maison,
Je vous en prie, levez vous donc,
Je vous en prie, levez vous donc,
J’vous salue ma maîtresse,
Aimez- moi, je vous aimerai,
Tout l’temps de ma jeunesse.

Ô vous la fille de la maison,
Je vous en prie, levez vous donc,
Sortez dehors nous danserons,
J’vous salue ma maîtresse,
Aimez- moi, je vous aimerai,
Tout l’temps de ma jeunesse

Mode de LA-MI
Mélodie commence sur la quinte
MI DO RÉ MI LA⇑ SOL SOL MI – MI DO RÉ MI LA⇑ SOL SOL MI
MI DO RÉ MI FA MI RÉ SI⇓DO RÉ DO SI LA⇓ DO SI
MI DO RÉ MI FA MI RÉ SI ⇓- DO RÉ FA⇑ MI RÉ DO SI LA⇓


8 janvier 2017

Pour commencer

Jérôme Bujeaud – Provinces de l’ouest.(Saintonge, Aunis, Bas-Poitou)
Jérôme Bujeaud – Provinces de l’ouest.(Saintonge, Aunis, Bas-Poitou)

Mineur de LA ou mineur de RÉ (avec une sensible)
Commence sur le 2ième degré du mode, pas de sixte qui ferait la différence entre LA et RÉ.
Mineur de LA
SI DO LA – LA MI MI MI RÉ – DO MI RÉ DO SI – DO LA SI SOL# LA
SI DO SI – SI RÉ DO SI LA SOL# LA SI DO SI – SI RÉ DO SI LA.
Mineur de RÉ
MI FA RÉ – RÉ LA LA LA SOL – FA LA SOL FA MI – FA RÉ MI DO# RÉ
MI FA MI – MI SOL FA MI RÉ DO# RÉ MI FA MI – MI SOL FA MI RÉ

Les chansons

Adieu les filles du Dauphiné

« Adieu les filles du Dauphiné,
Nous allons bientôt les quitter.
C’est pour aller à la guerre,
Mais bientôt je reviendrai
Belle si tu veux m’attendre. »

« Mon cher amant je t’attendrai,
De pas à pas je te suivrai.
N’as-tu pas mon cœur en gage,
Tu promis de m’épouser,
Au nom du mariage. »

« Ma chère amie, de t’épouser,
C’est la dernière de mes pensées.
Je dois aller à la guerre,
À la guerre au régiment,
Rejoindr’ mes camarades. »

« Si j’avais connu ta pensée,
Je me serais bien « engardée »
De te suivre en promenade.
Tu n’aurais pas pu jouer
Mon petit cœur en gage. »

Vous autres filles à marier,
Ne vous laissez pas attraper,
Ces amants sont si volages ;
Font semblant de vous aimer,
Et voilà qu’ils s’engagent.

Mélodie dont les notes mobiles sont la tierce et la sixte.
Le climat ne cesse de changer ce qui en fait sa qualité.
Choix de solmisation à RÉ
RÉ MI FA# SOLSOL SOL FA# MI RÉ
SOL SOL SOL LA SI SOL LA SI LA
MI MI LA SIB LA SOL LA – LA SOL FA MI
MI MI LA SI DO SI LA SOL
LA LA LA RÉ⇓ MI FA MI RÉ


Galant indiscret

« Le rendez-vous du soir d’hiver »

Galant Indiscret

« La fileuse à la rose » – Lanza Del Vasto – Haute-Savoie (Annecy)
Les deux ornements suggérés ici attaquent la note par en dessous.
On retrouve cette version collectée chez Vincent d’Indy (Vol1 pages 66 et 67) dans Chansons Populaires du Vivarais publié en 1900.

Un soir tout en me promenant, tout au clair de la lune.
En mon chemin rencontre trois garçons s’en allant,
Parlant de leurs maîtresses, à la rigueur du temps.

« Où allez-vous, d’où venez-vous ? Voilà minuit qui sonne »
« Je m’en vais voir ma mie, le mot lui ai donné,
Ce soir dans sa chambrette, je m’en vais la trouver »

Voilà la bell’ qui n’en dort plus, met son cœur en fenêtre.
« Douce Vierge Marie, empêchez- moi d’aimer ainsi
L’amant volage, qui vient pour me tromper ! »

Mais le galant n’a pas manqué, vient frapper à sa porte :
« Ouvrez-moi donc la belle, ouvrez-moi s’il vous plaît,
Je suis à la givrée en danger de geler. »

« Tu peux geler, tu peux heurter, je n’ouvre pas ma porte.
En passant par la ville, galant tu t ‘es vanté,
Que j’étais une fille faisant tes volontés. »

« Grands Dieux que j’ai donc du malheur, j’ai perdu ma maîtresse !
J’ai perdu ma maîtresse, pour avoir trop parlé.
Jamais de femme ou fille ne dirai les secrets »

Mode de LA – MI dont la mélodie commence sur la quarte.
SI et Sib présents. Ambitus : octave + un demi ton
RÉ RÉ DO RÉ MI LA⇑ SOL LA ⇑ MI DO RÉ MI FA MI RÉ DO SI LA
MI FA SOL LA SIB LA SOL FA MI
SOL SOL FA SOL LA FA MI RÉ MI FA SOL FA MI RÉ DO
RÉ MI RÉ DO SI LA

Recueil de chant

Chanterelle et Lanza Del Vasto - 1945
Chanterelle et Lanza Del Vasto en 1945

Deux recueils de chants populaires (et composés) ont été édités sous le nom de Lanza Del Vasto
« La fileuse à la rose » en 1968, précédée en 1947 par le « Chansonnier populaire ». C’est dans ce dernier que l’on trouve la fameuse version de « Pierre de Grenoble », enregistrée par Gabriel Yacoub, en 1973 avec le succès que l’on sait.

20 novembre 2016

LE COURS DU 5 FÉVRIER 2017 EST DÉCALÉ AU 12 FÉVRIER 2017.

Échauffement – Mise en route

Exercice 1 :

Mains à la taille :

Exercice 2 :

La hauteur est relative.
Vocalises solmisation DO : DO MI RÉ FA MI SOL FA SOL MI FA RÉ MI DO
Vocalises solmisation RÉ : RÉ FA MI SOL FA LA SOL LA FA SOL MI FA RÉ
Vocalises solmisation MI : MI SOL FA LA SOL SI LA SI SOL LA FA SOL MI

Une chanson

Ma mie m'a donné

Chanson recueillie en Savoie par Jacques Benhaïm
C’est ce qu’il dit … À moins qu’il l’ait composée …

Ma mie m’a donné un jour de pénitence,
Car je ne l’aimais pas bien à sa convenance.
Ma mie m’a rendu un jour si misérable,
Que j’ai pris mon chapeau, suis allé voir le diable.

« Grand – Maître de la nuit, en as tu des faiblesses,
Ou bien quelques travers qui fâchent tes maîtresses ? »
« Mes travers sont si doux, mon chant si redoutable
Que mes maîtresses viennent s’asseoir à ma table ! »

« Grand – Maître de la nuit, en sais – tu des paroles,
Pour consoler ma mie : que d’amour elle se donne ? »
« Il n’est pas de paroles, il n’est que des caresses,
Pour consoler ta mie et qu’elle soit ta maîtresse. »

« Grand – Maître de la nuit, sais – tu de quelles richesses
Je dois parer ma mie, pour combler sa détresse ? »
« La richesse du cœur, elle est la plus charmante,
Mais elle ne suffit pas si la belle est gourmande. »

Ma mie m’a donné un jour de pénitence,
Car je ne l’aimais pas bien à sa convenance.
Ma mie m’a rendu un jour si misérable,
Que j’ai pris mon chapeau, m’en suis allé au diable !

Mode de RÉ LA
On peut analyser cette mélodie bien étonnante comme un mode de RÉ avec une sensible : un mineur de RÉ (terminologie René Zosso)
LA LA⇑ SOL LA SI LA – SOL FA LA⇑ MI⇓ FA RÉ DO# LA⇓
LA SOL⇑ FA SOL LA SOL – FA SOL LA⇑ MI⇓ FA RÉ DO# MI RÉ

23 octobre 2016

Échauffement – Mise en route

Exercice 1 :

Exercice 2 :

La hauteur est relative.
Vocalises solmisation DO : DO MI RÉ FA MI SOL FA SOL MI FA RÉ MI DO
Vocalises solmisation RÉ : RÉ FA MI SOL FA LA SOL LA FA SOL MI FA RÉ

Les chansons

Le tueur de femmes

Le traître noyé.
Fernand Guériff -Trésor des chants populaires folkloriques du Pays de Guérande.

Belle, allons-y nous promener le long de la rivière (bis)
Belle, allons-y, belle allons donc, bien du plaisir nous prenderons (bis)

Il ne fut pas à mi-chemin qu’ la belle demande à boire (bis)
Avant de boire de ce vin blanc, bell’, il faut goûter de ton sang (bis)

Amant, puisqu’il me faut mourir, délace ma chaussure (bis)
Délace-moi, déchausse-moi, amant, pour la dernière fois (bis)

Le bel amant s’mit à genoux pour délacer la belle (bis)
Un coup de pied lui a donné, dedans la mer elle l’a jeté (bis)

Qui donc la belle te conduira au château de ton père (bis)
Ce n’est pas toi, méchant garçon, car les poissons te mangeront (bis)

Petits poissons, accourez tous, mangez donc ce jeune homme (bis)
Mangez- le bien, mangez-le tout, pour qu’il ne revienn’ plus chez nous (bis)

Mélodie : Mode de LA
MI⇓ FA SOL LA – DO LA FA MI⇓ – DO DO DO MI⇑ LA DO SI
MI⇓ FA SOL LA – DO LA FA MI⇓ – DO DO DO MI⇑ LA DO SI
LA LA LA MI⇑ LA LA FA MI⇓ – MI LA DO FA MI⇑ SI RÉ DO
LA LA LA MI⇑ LA LA FA MI⇓ – MI LA DO FA MI⇑ SI DO LA.

Fernand Gueriff
Fernand Gueriff : 1914-1994


Bergère à marier

Bergère à marier - Barbillat et Touraine
Chansons populaires dans le Bas-Berry – Émile Barbillat et Laurian Touraine.

Prends pas un serruzier, ma bergère, prends pas un serruzier. (bis)
Dans toute sa semaine, te gagnera cinq sous,
Quand ça s’ra le dimanche, il te mangera l’tout.

Prends pas un charpentier, ma bergère, prends pas un charpentier. (bis)
Mont’ra sur les charpentes, se cassera le cou,
Et toi, pauvre bergère, t’auras plus rien du tout.

Prends pas un vigneron, ma bergère, prends pas un vigneron. (bis)
Il te mèn’ra aux vignes, ramasser les bourgeons,
Tu viendras pas moins noire, que le cul d’un chaudron.

Prends plutôt un berger, ma bergère, prends plutôt un berger. (bis)
Te gan’ra des pistoles, aussi de l’argent blanc,
Tu verras ma bergère, ton p’tit coeur s’ra content.

Mode de LA avec une sensible – Mineur de LA
MI⇓ LA SOL# LA DO SI DO SI LA – MI⇓ LA SI DO RÉ SI
MI⇓ LA SOL# LA DO SI DO SI LA – MI⇓ LA SI DO RÉ SI
SI SI SI SI DO LA SOL# – SI DO SI LA SOL# MI⇓
MI⇓ FA MI⇓ SI DO SI LA – SI DO RÉ SI DO LA

Le Buveur

Le Buveur - Beauquier
Chansons populaires recueillies en Franche Comté – Charles Beauquier – 1894

Quand je suis né, je suis né à l’automne,
Tous mes parents ainsi que mes amis m’ont baptisé avec le jus d’la treille,
Et m’ont donné le nom de sans souci.

Quand j’eus cinq ans on m’envoie à l’école,
Pour y apprendre à lire et à écrire, je n’appris qu’à vider la bouteille,
Et n’y pas mettre d’eau dedans mon verre.

Vers les quinze ans j’ai fait une maîtresse,
Qui s’appelait la charmante Isabeau, ell’ me disait que j’avais la rougeole,
Et ce n’était que le jus du tonneau.

Quand j’eus vingt ans, je perdis ma maîtresse,
J’ai beau chercher, je n’peux la retrouver, quoiqu’ ce n’était qu’une simple bergère,
Nos amitiés étaient bien partagées.

À quarante ans mes parents me demandent,
Pour partager mes biens avec les leurs, moi je n’ai pas de partage à leur faire,
Les cabartiers seront mes créanciers.

À cinquante ans j’ai vidé cent bouteilles,
Avec mes parents ainsi qu’mes amis, sans oublier les enfants de la treille,
Sans oublier les enfants sans souci.

À soixante ans, sur le bord de la fosse,
J’ai bien vécu, j’ai bien passé mon temps, après ma mort, que l’on me roule en carrosse,
Durant ma vie, je n’en ai pas eu l’temps.

Mode de LA ou RÉ
La sixte manquant, on ne peut dire si nous sommes en mode de LA ou en mode de RÉ, l’échelle est dite défective.
Solmisation LA
LA SI DO SI – MI RÉ SI DO SI LA MI⇓
LA SI DO SI – MI RÉ SI DO SI LA.
LA DO RÉ MI- MI MI RÉ DO RE MI MI
LA SI DO SI – MI RÉ SI DO SI LA
Solmisation RÉ
RÉ MI FA MI – LA SOL MI FA MI RÉ LA⇓
RÉ MI FA MI – LA SOL MI FA MI RÉ
RÉ FA SOL LA –LA LA SOL FA SOL LA
RÉ MI FA MI – LA SOL MI FA MI RÉ

Charles Beauquier
Charles Beauquier : 1833 – 1916

26 septembre 2016

Notre première séance est consacrée à l’apprentissage des mélodies qui seront travaillées en polyphonies au cours des séances qui suivront.

Échauffement – Mise en route

Exercice 1 :

Exercice 2 :

Exercice 3 :

Exercice 4 :

Les chansons

Montage de deux versions de la même narration.
Ne sont présentés ici que les couplets sélectionnés pour le montage.

Germaine – Le retour du croisé – Marius Barbeau (Québec)

Marius Barbeau

1 – Germaine, belle Germaine, tout en filant le lin (bis)
Dans son chemin rencontr’, trois jolis cavaliers
Qui demandent à Germaine, fillette à marier.

2 – « Je ne suis pas fillette, fillette à marier, (bis)
Je me suis mariée à quinze ans et demi,
Y’a plus de sept années, mon mari est parti. »

3 – « Ah bonjour donc Madame, peut-on loger ici ? (bis)
C’est en l’honneur du prince, d’Amboise et d’Amboisie,
Le plus joli gens d’arm’ (oh) qu’y a dans le pays. »

4 – « Ah non certes », dit – elle, « je n’loge personne ici, (bis)
Rendez-vous chez sa mère, à ce ( au) château fleuri,
Elle loge tout le monde, (oh) pour l’amour de son fils. »

8 – « Ah bonjour donc Germaine, chez nous trois cavaliers, (bis)
Mais ils ne veulent pas boire, ni boire ni manger,
Ils désirent trop Germaine, l’avoir à leur côté. »

9 – « Oh mère, méchante mère, allez-vous-en d’ici, (bis)
Si vous n’étiez la mère, la mère de mon mari,
Je vous ferais jeter en bas du pont-levis. »

10 – « Partons chers camarades, nos chevaux (ils) sont sellés, (bis)
À la tabl’ de Germaine, je veux aller souper,
Dans le lit de Germaine, je veux aller coucher. »

11 – « Germaine, belle Germaine, ouvre-moi c’est ton mari ! (bis) »
« Ah non je ne crois pas que tu es mon mari,
Donne-moi des remarqu’s de la première nuit. »

13 – « T ‘en souviens-tu Germaine, nos anneaux d’or unis ?(bis)
Je t’ai serré si fort, si fort dedans mes bras,
Que ton anneau cassa : Germaine, le voilà ! »

17 – « Servantes, belles servantes, accourez tout’ ici (bis)
Allumez les flambeaux aux quatre coins du lit,
Je vais ouvrir la porte tout’ grande à mon mari ! »

Mode de LA-MI
Solmisation Mode de LA-MI (pas de FA, ce pourrait être un mode de RÉ, il n’y a pas de sixte, échelle « défective »)
Nous choisissons le mode de LA
Ambitus : une octave
MI ⇓LA SOL LA SI DO LA – DO RÉ RÉ MI⇑ DO SI
DO ⇑LA SOL LA SI DO LA – DO RÉ RÉ MI⇑DO SI
SI DO RÉ MI⇑ MI ⇑LA – DO SI LA SI SOL MI⇓
MI⇓ LA SOL LA SI DO – MI⇑ RÉ MI⇑ SI DO LA
Si on le note en Mode de RÉ-LA :
Solmisation Mode de RÉ-LA (pas de SI)
L A⇓RÉ DO RÉ MI FA RÉ .FA SOL SOL LA⇑FA MI
FA ⇑RÉ DO RÉ MI FA RÉ. FA SOL SOL LA⇑FA MI
MI FA SOL LA⇑ LA ⇑RÉ – FA MI RÉ MI DO LA⇓
LA⇓ RÉ DO RÉ MI FA – LA⇑SOL LA⇑ MI FA RÉ


Germine – Achille Millien – Morvan Nivernais

Achille Millien

5 – « Bien le bonjour, l’hôtesse, pourriez-vous nous loger, » (bis)
« Oh ! oui mes trois gendarmes, j’ai du logis assez,
Aussi deux demoiselles pour vous accompagner. »

6 – Quand ils furent mis à table, à l’heure du souper, (bis)
Y en a deux qui soupent, l’autr’ qui ne peut souper,
Il voulait voir Germaine, l’avoir à son côté.

7 – « Dites- moi donc l’hôtesse, voulez-vous l’aller chercher ? » (bis)
« Oh ! Oui mon beau gendarme, j’irai bien la chercher,
Mais je n’ vous réponds pas que je l’amènerai. »

14 – « Te souviens-tu Germaine, de la seconde nuit ?(bis)
En montant sur le lit, ton pied gauche a glissé,
Ton pied gauche a glissé, Germaine tu es tombée ! »

15 – Elle allum’ la chandelle, ell’ le regarde entrer, (bis)
« Je ne peux toujours croire que vous êtes mon mari :
Vous êtes parti tout jeune, vous revenez tout gris ! »

16 – « Pourquoi n’veux tu pas croire, que je suis ton mari ? (bis)
Tu n’sais donc pas, Germaine, ce qui m’a fait vieillir ?
J’ai couché sur la dure, et toi sur un bon lit. »

Mode de RÉ – LA
Ambitus : sixte majeure
FA MI MI RÉ LA⇑ SOL FA MI RÉ – LA SOL FA SOL LA SI LA
FA MI MI RÉ LA⇑ SOL FA MI RÉ – LA SOL FA SOL LA SI LA
RÉ MI FA SOL LA SOL FA – LA LA SOL FA MI RÉ
RÉ MI FA SOL LA SOL FA – FA SOL LA SI LA SOL LA


Écoute d’un collectage : Il faut partir chère maîtresse (Gens de Mayenne)

Gens de Mayenne

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Il faut partir chère maîtresse, il faut partir en ce moment,
Notre embarquement s’apprête, partir sans retardement.

Malgré la pluie et l’orage, bell’ Liliane il faut partir,
N’y pleure point tant la belle, en peu de temps je dois revenir. (bis)

Si j’y pleure c’est la tendresse, l’amitié que j’ai pour toi,
Souviens-toi de tes promesses, que tu m’as faites tant de fois.

Si je t’ai fait des promesses le soir en m’y promenant,
C’est pour avoir ton cœur en gage, le plaisir le plus charmant. (bis)

Qu’est ce que c’est qu’un cœur en gage, c’est un cœur voltigeant,
Renfermé dans une cage, depuis l’âge de quinze ans.

Les amants cherchent fortune, c’est aux filles de s’y garder,
Moi je suis comme la lune, du bon temps je m’en donnerai,
Moi je suis comme la lune, du bon temps j’en profit’rai.

Solmisation LA
SOL LA SI DO – RÉ DO SI LA SOL
SOL LA SI DO – RÉ DO SOL DO
DO RÉ MI RÉ DO MI RÉ LA SOL
MI RÉ DO – SOL DO SI DO LA


La Triste Noce – Achille Millen – Nivernais Morvan

Achille Millen

Revenant de Paris, de Paris la grand ville (bis)
Mon cheval a bronché sur trois brins de soucis (bis)

J’en ai cueilli la fleur, et cueilli la racine, (bis)
J’en ai fait un bouquet que je porte à ma mie. (bis)

« Belle, voilà-z-un bouquet, un bouquet que j’vous apporte,
Nos amours sont dedans, les miennes aussi les vôtres. »

« Belle, voilà-z-un bouquet, mon père me marie,
À une plus riche que vous, mais non point si jolie. »

« Belle je viens vous prier, de venir à mes noces. »
« Aux noc’ je n’irai pas, mais j’irai voir les danses. »

« Belle si vous y venez, faites-vous donc bien belle. »
La belle n’a pas manqué, se fit tailler trois robes.

Une sur couleur de vin, l’autre sur couleur de rose,
Et l’autr’ galonnée en or, pour montrer qu’elle est noble.

De loin qu’il l’a voit venir, lui fait rincer un verre,
« Buvez, belle, mangez » « Je n’veux manger ni boire .»

Le marié la prend par sa douce main blanche.
« Allons, belle, danser, deux ou trois tours de valse »

Au premier tour qu’elle fait, la bell’ change de robe.
Au deuxièm’ tour qu’elle fait, la bell’ en change encore

Au troisième tour qu’elle fait, la bell’ est tombée morte.
Le marié la prend, sur son lit blanc la porte.

« Marguillier, beau marguillier, toi qui sonnes bien les cloches,
Sonne les doucement, que tout l’monde s’en étonne.

Fosseur, mon beau fosseur, toi qui fais bien les fosses.
Creuses un’ fosse si profond, que trois corps s’y reposent.

Fais-la donc un peu plus grande, pour y mettre ma mie morte,
Et moi près d’elle aussi, et l’enfant qu’elle porte.

Le marié prend son couteau, dans son cœur se le pose :
« Vous mourrez pour vos amours, je mourrai pour les vôtres. »

Les gens allaient disant : « Hélas ! la triste noce,
De voir deux amoureux, à mourir l’un pour l’autre. »

Mode de DO SOL
Ambitus : une neuvième majeure
RÉ MI FA SOL FA MI RÉ – SOL LA SOL – FA RÉ MI RÉ DO
RÉ MI FA SOL FA MI RÉ – SOL LA SOL – FA RÉ MI RÉ DO
MI RÉ DO⇓ SI⇓ LA ⇓SOL⇓ DO⇑ – DO RÉ MI FA MI RÉ DO
MI RÉ DO⇓ SI⇓ LA ⇓SOL⇓ DO⇑ – DO RÉ MI FA MI RÉ DO


Qu’on selle et bride mon cheval – Fernand Guériff – Pays de Guérande

Fernand Gueriff

Qu’on selle et bride mon cheval, (bis) – Qu’on lui donne la selle. (bis)
Mon cheval tombe à deux genoux, (bis) – Sur un plant d’argentine, (bis)
J’en ai cueilli le plus beau brin, (bis) – Pour porter à ma mie, (bis)
« Ma belle je vais vous convi-er, (bis) – Pour venir à mes noces, (bis) »
« Ma belle amie si vous y venez, (bis) – Ne changez pas de robe, (bis)»
Il y en a un’ de satin gris, (bis)- L’autre de satin jaune, (bis)
L’autre de damas vi-o-let, (bis)- La plus bell’ de ses robes, (bis)
Tout le monde qui la voit venir, (bis) – Dit : « V’là la mariée », (bis)
« La mariée, je ne suis pas, (bis)- Je suis la méprisée ! (bis) »
« La méprisée, vous n’êtes point, (bis) – Vous êt’s la mariée ! (bis) »
Il la prend, fait trois tours autour, (bis) – La belle tomba morte, (bis)

Mode de LA-MI
DO SI LA SI DO- RÉ DO SI LA SOL – DO SI LA SI DO – RÉ DO SI LA SOL
SOL RÉ MI RÉ DO RÉ FA MI RÉ – RÉ DO DO SI SOL LA DO SI LA

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Graphisme © : Nicolas Castellan 2005-2008